Ce havre de paix, situé au bord sud-ouest de la plaine de Bangweulu, est l’une des plus petites réserves de Zambie. Ses 450 km2 sont néanmoins si bien pourvus de rivières, de lacs, de marécages, de forêts, de lagunes, de prairies et de « dambos » (vastes étendues d’herbe) qu’il accueille une faune très diversifiée. C’est sûrement l’un des parcs les plus pittoresques de Zambie. On peut admirer des oiseaux ainsi que des mammifères lors de randonnées avec guide à travers des plaines luxuriantes, des forêts de mushitu, de miombo ou celles bordant le fleuve et les marécages à papyrus.
Il y a environ dix ans,
Kasanka était le prochain sur la liste des parcs abandonnés dû au braconnage.
David Lloyd, un expatrié britannique, qui avait vécu en Zambie pendant des
années, visita le parc en 1985 et entendit des coups de feu. Il en a conclu
que si on braconnait, il devait encore y avoir des animaux. Il décida de
sauver le parc avant
qu’il soit complètement décimé.
Il s’associa à un fermier local, rassembla des fonds (extérieurs et surtout personnels) et demanda officiellement la permission de réhabliter le parc. Les deux associés ont construit des camps pour toutistes, des routes et des ponts et ont monté le Kasanka Trust pour rassembler des fonds pour ce projet communautaire. Petit à petit, grâce aux touristes, le Kasanka Trust a rassemblé des fonds pour couvrir les dépenses. Trois ans plus tard, le Département des parcs nationaux, impressionné par ce qu’avait accompli ces deux hommes, ont accepté de signer un accord de 10 ans avec le Kasanka Trust leur concédant la gestion du parc en partenariat avec le Département des parcs nationaux et leur permettant de développer le tourisme dans la région en accord avec la communauté locale.
Avec la diminution du braconnage, les hippopotames, les zibelines, les antilopes et les damalisques de Liechtenstein commencent à repeupler le parc. Les poukous, auparavant réduits à une petite centaine, dépassent aujourd’hui les 1 500. On trouve également d’importants troupeaux de guibs d’eau, de grands cobes des roseaux, de cobes des marai et de gysboks. On aperçoit de temps à autre des éléphants, dont le nombre ne cesse d’augmenter. Plus de 330 espèces d’oiseaux ont été répertoriées y compris certains qui sont très rares. Si la chance vous sourit, vous entreverrez peut-être la rare cigogne de Shoebill.
Luwombwa Camp peut accueillir 10 clients et propose des randonnées en bateaux et en canoë pour descendre la magnifique Luwombwa River. Wasa Camp, sur les rives du lac Wasa, comprend six bungalows avec des lits jumeaux. L’hébergement y est simple mais confortable. Une cuisine est à votre disposition mais vous devez amener votre propre nourriture. Un chef sur place peut vous préparer à manger si vous le désirez. Cependant, vous pouvez opter pour la pension complète. Wasa Camp propose aussi une aire de camping (au nord-ouest du parc) avec cuisine et douches.
Pour plus d’informations sur ce parc privé et l’hébergement, allez sur le site du Kasanka Trust Ltd Comment s’y rendre
A voir
Quand y aller
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