Culture
La culture zambienne
contemporaine est un mélange de valeurs et de traditions matérielles et
spirituelles de plus de 70 ethnies différentes. La majorité des tribus
zambiennes ont peuplé la zone a la suite de plusieurs vagues migratoires il
y a quelques siècles. Elles se sont agrandies et beaucoup de tribus ont
migré vers d’autres territoires afin d’y installer leur royaume, leurs
champs et leurs pâturages.

Avant la période coloniale,
la région maintenant connue sous le nom de Zambie abritait un grand nombre
d’états libres. Chacun avait des liens économiques avec les autres états et
avec le monde extérieur à l’aide de routes commerciales vers les côtes est
et ouest de l’Afriique. Ils exportaient principalement du cuivre, de
l’ivoire et des esclaves en échange de textiles, de bijoux, de sel et de
matériel.
Pendant la période
coloniale, le processus d’industrialisation et d’urbanisation ont rassemblé
des populations d’ethnie différentes ayant les mêmes intérêts économiques.
Ceci,
ainsi que l’influence non négligeable des standards occidentaux, a généré
une nouvelle culture sans suivre consciencieusement quelque directive
politique. La plupart des habitants ruraux ont conservé leurs valeurs et
coutumes ancestrales.
Après l’indépendance en
1964, le gouvernement a reconnu que la culture jouerait un rôle déterminant
dans le développement d’une nouvelle nation et a commencé à explorer la
question d’une identité nationale. Des institutions comme le National
Heritage Conservation Commission ont été créées afin de promouvoir et
protéger la culture zambienne. Des musées privés ont vu le jour et des
villages culturels ont été fondés afin de promouvoir l’expression de talents
artisitques.

Musique et danse
La musique et la danse
zambiennes revêtent différentes facettes : tantôt calmes ou agitées, tantôt
bondissantes de vie ou débordantes de joie. On passe d’un spectacle
époustouflant d’acrobaties au rythme des battements de tambour aux plus
fines subtilités du son et du mouvement.
Beaucoup d’instruments
traditionnels sont encore joués dans le pays même si le désir de jouer des
instruments occidentaux ne cesse d’augmenter. Les instruments
traditionnels les plus courants sont le « piano à mains », un petit
instrument aux clés de fer montées sur une boîte rectangulaire et pincées
par les deux pouces, ainsi que le « silimba », sorte de xylophone avec une
rangée de clés plates en bois. L’instrument le plus courant reste
néanmoins le tambour qui joue un rôle important dans les rituels, les
cérémonies, les célébrations et la communication communautaire.
La danse fait partie
intégrante de l’expression musicale parmi les Africains, sert à exprimer
leurs idées et reflète la vie et les pensées des siècles passés : le
trouble et la paix, la tension et le calme, la conquête et la défaite.
Les influences
occidentales et celles du reste de l’Afrique sont bien ancréesdans les
goûts musicaux de la génération actuelle zambienne. Dans les grandes
villes, les discothèques remplacent les sons de la rumba et du Kwela par
des groupes locaux qui chantent pour les jeunes occidentalisés.
Artisanat
La
diversité culturelle de Zambie lui confère une grande variété de
savoir-faire traditionnel. Il existe une grande diversité d’artisanat dont
la meilleure vannerie d’Afrique.
L’économie de la
majorité des artisans est fondée sur la pêche, le bétail ou la culture
agricole. L’artisanat est souvent une activité saisonnière pour compléter
le revenu des familles. A l’origine, l’artisanat était confectionné pour
effectuer du troc et il était fabriqué en accord avec les besoins des
autres villageois.Pour beaucoup de fermiers, l’artisanat est le seul moyen
d’avoir de l’argent.
Les pots et paniers
traditionnels sont en train d’être remplacés, dans les régions les plus
peuplées, par des articles manufacturés, en plastique ou en fer. Une
grande partie de la nouvelle génération n’a jamais appris à fabriquer de
tels objets, vue la faible demande pour ces articles et d’autres ont
commencé à confectionner des objets plus modernes comme des abat-jours,
des paniers à linge et des meubles.
Heureusement
il existe des organisations comme Zintu Handicrafts à Lusaka, le Nayuma
Museum à Mongu, le Tonga Museum à Choma et le Moto Moto Museum à Mbala qui
veulent stimuler la production d’un artisanat de qualité d’un point de vue
tradtionnel ainsi qu’en tant qu’expression d’art contemporain.
La vannerie, exercée par
les hommes et les femmes, est une activité très courante. Leurs
différentes formes et matières premières servaient à illustrer
l’environnement dans lequel ces objets étaient confectionnés : bamboou,
lianes, racines, roseaux, herbes, feuilles de papyrus, écorce et sisal.
Ils sont décorés de dessins symboliques à l’aide de teintures
traditionnelles faites à partir de terres, racines, écorces et feuilles de
couleurs différentes. L’utilisation de la vannerie est très variée :
stockage et transport, passoires, tamis à farine, sets de tables et
nattes pour dormir.
Ce sont souvent les
hommes qui travaillent le bois, le sculptent et fabriquent des canoës, des
meubles, des cannes, des ustensiles, des bols ainsi que des masques, des
tambours et des sculptures en forme d’animaux. Les potteries sont souvent
réalisées par des femmes qui façonnent la glaise avant de la faire cuire
sur le feu.
La
Commission subventionnant la création artistique visuelle de Zambie
Pour un aperçu de
l’artisanat local, connectez-vous sur site d’Enock Ilunga
La
vie urbaine
Lorsque les habitants
ruraux décident de quitter leur village, ils se dirigent vers les grands
centres urbains, soit Lusaka, Livingstone et les villes se trouvant sur la
Copperbelt. La transition est assez difficile car trouver un emploi, motif
de leur départ, est assez difficile. L’impact sur les villes a été
immense : les bidonvilles ont poussé autour des périphéries sans eau ni
électricité favorisant les maladies et la criminalité. Mais ces
bidonvilles regorgent de personnes qui ont opté pour le système D. Les
industries maison bourgeonnent : des tailleurs, des cordonniers, des
vendeurs de légumes, des cambistes de rue et des centaines de vendeurs
dans les rues qui vendent de tout, des poêles, des prises électriques, des
piles en passant par des fruits, des légumes et des noix. Cependant, le
taux de chômage est actuellement de 60%.
Malgré
la poussière et le malaise de la ville, celle-ci demeure très attrayante.
La campagne est peut-être plus saine, plus ouverte et libre mais pour
beaucoup de jeunes, cette vie est monotone comparée à l’action et
l’énergie que dégage la ville. Les grands marchés qui se sont développés
dans les villes sont comme un monde dans un monde. Des milliers de petites
boutiques en bois serrées les unes contre les autres proposent un large
éventail de marchandises dans un marché sans fin. L’ambiance est très
animée dans les marchés car ils servent aussi de lieu de rencontre.
L’impact sur les villages
ruraux sera desastreux car ce sont surtout les jeunes hommes de moins de
25 ans qui partent en laissant les femmes pour s’occuper des enfants et
des champs et ces dernières doivent vivoter toutes seules car les hommes
gagnent peu d’argent en ville et donc en envoient peu ou pas. De moins en
moins de fermiers traditionnels gagnent leur vie grâce à l’agriculture et
aux récoltes.
La Zambie va devoir
faire face à cette situation, non seulement pour attirer les gens vers la
campagne afin de cultiver les terres mais aussi s’assurer que ceux qui ne
quittent pas la ville soient proprement employés.
Il existe depuis peu une
classe moyenne bien éduquée et riche composée principalement de cols
blancs et d’entrepreneurs. Beaucoup de femmes occupent des positions haut-placées,
possèdent leur propre société et plusieurs occupent des postes au sein du
gouvernement.

La vie rurale
L’économie africaine, avant
l’arrivée des Européens, était essentiellement rurale. La pêche, la chasse
et l’agriculture étaient la seule façon de survivre. Comme la population
n’était pas trop importante, ces activités étaient viables. Avec
l’accroissement de la population et l’attrait des villes, la vie rurale a
connu de grands changements. La majorité des villages sont dominés par les
femmes qui doivent maintenant compter sur leur propre personne pour gagner
de l’argent afin de subvenir aux besoins de leurs nombreux enfants et bien
souvent à ceux de leurs aînés.
Dans les villages, les
enfants deviennent adultes à un très jeune âge, surtout les filles. Peu
parviennent à commencer l’école avant l’âge de dix ans et ils sont
considérés comme adulte à 15 ans seulement avec toutes les responsabilités
que cela implique : mariage, éducation des enfants et entretien des champs.
Seul un faible pourcentage d’enfants terminent l’école primaire dû au coût
élevé des uniformes, des livres et des frais scolaires divers pour lesquels
les parents doivent payer. En moyenne, une femme a entre 6 et 12 enfants et
il est impossible de leur offrir à chacun une scolarité. Le désir d’avoir de
nombreux enfants est toujours présent malgré les prrivations que cela
entraîne : avoir des enfants est vu comme un investissement à long terme.
Les guérisseurs
traditionnels jouent un rôle important dans la communauté et chaque village
a son propre guérisseur qui soigne les malades à l’aide de plantes et de
racines.
Les
différentes tribus ont chacune leur propre style de village. Certaines
construisent leurs maisons en terre et chaume, d’autres en briques sur
lesquelles ils peignent des motifs. Il faut parcourir de longues distances
pour aller chercher de l’eau ou du bois.
Bien que la vie soit dure
dans ces villages excentrés, les habitants ne sont pas malheureux. On se
contente de choses simples et les problèmes sont partagés avec tous. Les
corvées quotidiennes se font en groupe et sont l’occasion de se rassembler
et discuter. Tout le village contribue aux mariages et aux enterrements qui
ne seraient pas abordables autrement. Il n’y a pas d’invitation officielle
et tout le monde peut venir.
Coutumes
Un grand nombre de
coutumes tribales ne sont pratiquées que dans les milieux ruraux car les
jeunes de la ville aspirent aux coutumes occidentales.
Il faut se saluer avant
toute conversation. Si une personne vient vers vous, c’est à vous de la
saluer en premier. Un homme doit attendre que la femme lui tende la main
avant de tendre la sienne pour la saluer. Offrir des cadeaux à un invité
est un signe d’honneur, d’amitié ou de gratitude. Il ne faut jamais
refuser un cadeau et le prendre avec les deux mains tout en remerciant
celui qui vous l’offre.
La dot, « lobola »,
coutume très courante, est un témoignage de reconnaissance envers les
parents de la femme. Dans la plupart des tribus, la mariée est emmenée
dans le village de son mari la veille du mariage. On cuisine de grandes
quantités de nourriture et on brasse de la bière artisanale pour célébrer
le mariage. Tout le village prend part à la cérémonie, on danse, on chante
et on joue du tambour pendant deux ou trois jours. Ensuite, les aînés
entretiennent les mariés sur la préservation du mariage. La mariée ne doit
pas cuisiner avant que les parents de son mari lui aient montré les
casseroles et l’âtre.
Les enterrements sont
aussi un grand évènement dans les villages. Tous se cotisent afin de
couvrir les frais. La douleur se traduit par les pleurs, les chants et les
danses dans lesquels l’émotion transparaît. Pendant la période de deuil,
les hommes et les femmes se séparent : les hommes restent dehors et les
femmes dans la maison de défunt. Après les longs discours et les
remerciements, tout le village se dirige vers le lieu de sépulture pour
rendre un dernier hommage au défunt.
Santé et éducation
L’école primaire et l’accès
au soin sont gratuits pour tous. Cependant, les infrastructures sanitaires
sont insuffisantes et on manque de médecins : il en faudrait deux fois plus
pour répondre aux besoins de la population actuelle.
95% des enfants en âge
d’aller à l’école primaire sont inscrits à l’école mais seulement 20%
continuent en secondaire et 2% des jeunes âgés de 20 à 24 ans vont a
l’université. L’analphabétisme n’est que de 27% mais le taux d’abandon à
l’école est très élevé. Dans les zones rurales, l’accès à l’éducation est
entravé par le manque d’infrastructure, de transport et d’enseignants.
Teach Zambia
est une organisation à but
non-lucratif qui rassemble des fonds pour construire une école dans la zone
rurale de Mazabuka.
Kasisi Orphanage
Tribus
Cérémonies